
Le gaz SF6, ou hexafluorure de soufre, est un gaz artificiel largement utilisé dans les équipements électriques moyenne et haute tension. Il est incolore, inodore, non combustible et chimiquement très stable. Cette stabilité provient de sa structure moléculaire : un atome de soufre central entouré de six atomes de fluor disposés de façon symétrique.
Cette propriété rend le SF6 particulièrement utile dans l’industrie électrique. Il offre une excellente isolation électrique et permet d’éteindre efficacement les arcs électriques. C’est pourquoi il est utilisé depuis plusieurs décennies dans de nombreux équipements de transmission et de distribution d’énergie, notamment les postes sous enveloppe métallique, les disjoncteurs, les interrupteurs et certains systèmes isolés au gaz.
Cependant, le SF6 est aussi un gaz à fort impact climatique. Même s’il ne détruit pas la couche d’ozone, il possède un potentiel de réchauffement global très élevé et une durée de vie atmosphérique très longue. Son utilisation nécessite donc une surveillance rigoureuse, une manipulation maîtrisée, une détection rapide des fuites et, lorsque cela est possible, une récupération ou une réutilisation du gaz.
Qu’est-ce que le SF6 ?
Le SF6 est la formule chimique de l’hexafluorure de soufre. Cette molécule est composée d’un atome de soufre et de six atomes de fluor.
À température ambiante, le gaz SF6 est :
- incolore ;
- inodore ;
- non combustible ;
- chimiquement très stable ;
- fortement isolant ;
- plus lourd que l’air.
Sa stabilité chimique explique pourquoi il réagit très peu avec d’autres substances dans des conditions normales d’utilisation. Cette inertie est l’un des principaux facteurs qui ont favorisé son adoption dans l’industrie électrique.
Dans les équipements haute tension, le SF6 remplit deux fonctions principales : il isole les parties sous tension et contribue à l’extinction des arcs électriques lors des manœuvres de commutation. Cette combinaison est particulièrement recherchée dans les installations où la sécurité, la compacité et la fiabilité sont prioritaires.
Le SF6 est-il toxique ?
Dans sa forme pure, le SF6 n’est pas considéré comme toxique. Il n’est pas combustible et ne présente pas, en conditions normales, de danger chimique direct comparable à celui de nombreux gaz industriels réactifs.
Il existe toutefois deux points de vigilance importants.
Le premier concerne le risque d’asphyxie. Le SF6 est environ six fois plus lourd que l’air. Dans un espace fermé ou mal ventilé, une fuite importante peut déplacer l’oxygène présent dans l’air et créer un risque de suffocation. Ce risque ne vient pas d’une toxicité directe du gaz, mais de la diminution de la concentration d’oxygène respirable.
Le second concerne les produits de décomposition. Dans les équipements électriques, le SF6 peut être soumis à des arcs électriques ou à des décharges. Dans ces conditions, des sous-produits de décomposition peuvent se former. Certains peuvent être corrosifs ou dangereux pour les personnes et les équipements. C’est pourquoi l’analyse de la qualité du gaz et le respect des procédures de manipulation sont essentiels.
Comment le SF6 est-il utilisé dans les équipements électriques ?
Le SF6 est principalement utilisé comme gaz isolant et gaz d’extinction dans les équipements électriques moyenne et haute tension.
On le retrouve notamment dans :
- les postes sous enveloppe métallique ;
- les disjoncteurs haute tension ;
- les interrupteurs moyenne tension ;
- certains transformateurs de puissance ;
- les appareillages isolés au gaz ;
- les installations électriques compactes ;
- les équipements de transmission et de distribution.
Dans un disjoncteur, le gaz doit permettre d’interrompre des courants de défaut importants. Lorsque le disjoncteur s’ouvre, un arc électrique peut se produire entre les contacts. Le SF6 contribue à refroidir et à éteindre cet arc grâce à ses propriétés thermiques et électronégatives.
Dans les postes sous enveloppe métallique, le SF6 permet de réduire considérablement l’encombrement des installations. Les équipements peuvent être plus compacts que les installations isolées à l’air, ce qui est particulièrement utile dans les zones urbaines, les sites industriels contraints ou les lieux où l’espace disponible est limité.
Pourquoi le SF6 est-il utilisé en moyenne et haute tension ?
Le SF6 possède plusieurs propriétés qui expliquent son succès historique dans les applications électriques.
La première est sa rigidité diélectrique élevée. À pression atmosphérique, sa capacité d’isolation est environ 2,5 fois supérieure à celle de l’air. Lorsqu’il est utilisé sous pression, souvent entre 3 et 5 fois la pression atmosphérique, sa performance diélectrique peut atteindre des niveaux beaucoup plus élevés.
La deuxième propriété est son caractère électronégatif. Les molécules de SF6 capturent facilement les électrons libres et forment des ions négatifs peu mobiles. Cette capacité limite les avalanches électroniques susceptibles de conduire à un claquage ou à un embrasement électrique.
La troisième propriété est sa capacité à éteindre les arcs électriques. Lors d’une coupure de courant dans un disjoncteur, le gaz contribue à refroidir l’arc et à rétablir rapidement les conditions d’isolation.
Ces caractéristiques permettent de concevoir des équipements plus compacts, fiables et durables. Elles expliquent pourquoi le SF6 a été utilisé avec succès pendant plusieurs décennies dans les équipements de transmission et de distribution électrique.
Les avantages techniques du gaz SF6
Le gaz SF6 présente plusieurs avantages pour les équipements électriques :
- excellente isolation électrique ;
- extinction efficace des arcs ;
- stabilité chimique élevée ;
- non-combustibilité ;
- bonne capacité thermique ;
- compacité des équipements ;
- réduction de l’encombrement au sol ;
- longue durée de vie des appareillages ;
- maintenance limitée dans les systèmes fermés ;
- sécurité accrue lorsque l’installation est correctement conçue et surveillée.
Ces avantages expliquent son utilisation dans des équipements où la continuité de service, la fiabilité et la sécurité sont essentielles.
Dans les zones urbaines, les postes isolés au gaz permettent aussi de réduire l’impact spatial des installations électriques. Les champs électriques sont confinés dans l’enveloppe métallique, ce qui contribue à la sécurité du personnel de maintenance et des personnes à proximité.
Le SF6 est-il utilisé uniquement dans l’électricité ?
L’industrie électrique est l’un des principaux domaines d’utilisation du SF6, mais ce n’est pas le seul.
Le SF6 a également été utilisé dans d’autres secteurs, par exemple :
- certaines applications métallurgiques ;
- la purification ou la protection du magnésium ;
- certaines applications de laboratoire ;
- certains usages spécialisés liés à ses propriétés physiques ;
- des applications historiques comme agent extincteur, en raison de sa non-combustibilité et de sa capacité thermique.
Aujourd’hui, l’usage du SF6 est de plus en plus encadré, en particulier lorsqu’il existe des alternatives techniques. Dans le secteur électrique, l’enjeu est de maintenir la sécurité et la fiabilité des équipements tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
Le SF6 est-il dangereux pour la couche d’ozone ?
Le SF6 ne détruit pas la couche d’ozone. Les gaz responsables de l’appauvrissement de la couche d’ozone contiennent généralement du chlore ou du brome. Le SF6 ne contient pas de chlore dans sa formule chimique.
Il ne faut cependant pas confondre l’effet sur la couche d’ozone et l’effet sur le climat. Un gaz peut ne pas avoir d’impact sur l’ozone tout en contribuant fortement à l’effet de serre.
C’est le cas du SF6. Son problème principal n’est pas l’ozone, mais son potentiel de réchauffement global très élevé et sa très grande stabilité dans l’atmosphère.
Quel est l’impact climatique du SF6 ?
Le SF6 est un gaz à effet de serre très puissant. Il absorbe fortement le rayonnement infrarouge et peut rester présent dans l’atmosphère pendant une très longue période.
Même si sa concentration atmosphérique est beaucoup plus faible que celle du dioxyde de carbone, son pouvoir de réchauffement par kilogramme émis est très élevé. Cela signifie que de faibles quantités libérées dans l’atmosphère peuvent avoir un impact climatique important sur le long terme.
L’enjeu principal est donc de limiter les émissions. Dans les applications électriques, cela passe par :
- des équipements conçus comme systèmes fermés ;
- une surveillance continue de la densité ou de la pression du gaz ;
- une détection rapide des fuites ;
- des procédures de récupération du gaz ;
- une maintenance adaptée ;
- l’analyse régulière de la qualité du gaz ;
- le recours progressif à des gaz isolants alternatifs lorsque cela est techniquement possible.
Réglementation F-Gaz et évolution du marché
L’utilisation du SF6 est de plus en plus encadrée par les réglementations relatives aux gaz fluorés à effet de serre. En Europe, le règlement F-Gaz vise notamment à réduire les émissions, renforcer les obligations de contrôle, améliorer la traçabilité et accélérer la transition vers des solutions à plus faible impact climatique.
Cette évolution concerne particulièrement les équipements électriques, où la disponibilité de technologies alternatives progresse. Dans les nouveaux projets, la question n’est donc plus seulement de savoir si le SF6 est techniquement efficace, mais aussi s’il est compatible avec les exigences réglementaires, environnementales et de décarbonation du site.
Pour les exploitants d’équipements existants, la priorité reste de maintenir la sécurité et la continuité de service tout en évitant les émissions. Cela implique de surveiller l’état du gaz, de détecter les fuites, de récupérer le SF6 lors des interventions et de documenter les opérations de maintenance.
Les gaz isolants alternatifs au SF6
Le marché des gaz isolants évolue rapidement. Plusieurs solutions alternatives sont désormais utilisées ou développées pour réduire l’impact climatique des équipements électriques.
Parmi ces alternatives, on trouve notamment :
- des mélanges gazeux à base de C4-FN ;
- des gaz d’origine naturelle ;
- des mélanges d’air technique ;
- des solutions sans gaz fluoré selon les applications ;
- des appareillages isolés avec des technologies à plus faible potentiel de réchauffement global.
Le choix d’une alternative dépend du niveau de tension, du type d’appareillage, des performances d’isolation attendues, de l’encombrement disponible, des contraintes de sécurité et des exigences réglementaires locales.
Le SF6 reste présent dans de nombreux équipements existants, mais les nouveaux projets intègrent de plus en plus une analyse comparative entre SF6 et alternatives. Les instruments de mesure doivent donc être capables d’accompagner à la fois la maintenance du parc installé et la transition vers de nouveaux gaz isolants.
Le SF6 peut-il être réutilisé ?
Oui, le SF6 peut être récupéré, filtré, analysé et réutilisé lorsque sa qualité le permet. C’est un point essentiel pour limiter les émissions.
Dans les équipements électriques, le SF6 est normalement contenu dans des systèmes fermés. Lorsqu’une intervention nécessite l’ouverture d’un compartiment, le gaz ne doit pas être relâché dans l’atmosphère. Il doit être récupéré dans un récipient adapté, puis traité selon son état.
Après récupération, le gaz peut être :
- filtré ;
- séché ;
- analysé ;
- réintroduit dans l’équipement ;
- envoyé à un spécialiste pour régénération ;
- détruit si sa réutilisation n’est plus possible.
Le gaz contaminé peut être nettoyé par des prestataires spécialisés. Lorsque le SF6 ne peut plus être utilisé, il peut être détruit dans des installations adaptées à haute température, avec des procédés permettant de neutraliser les sous-produits.
La récupération et la réutilisation sont donc des éléments clés de la gestion responsable du SF6.
Pourquoi analyser la qualité du gaz SF6 ?
L’analyse du SF6 permet de vérifier que le gaz présent dans un équipement reste adapté à son rôle d’isolant et d’agent d’extinction d’arc.
Avec le temps, ou après des événements électriques, le gaz peut contenir :
- de l’humidité ;
- de l’air ;
- du CF4 ;
- des produits de décomposition ;
- du SO2 ;
- de l’acide fluorhydrique ;
- d’autres composés selon les conditions de service.
Ces impuretés peuvent réduire la performance d’isolation, accélérer la corrosion interne ou signaler un défaut dans l’appareillage. L’analyse régulière permet donc de sécuriser l’exploitation et de planifier les interventions.
Les valeurs de qualité du gaz sont encadrées par des normes comme la CEI 60480. Les paramètres surveillés peuvent notamment inclure :
- la pureté du SF6 ;
- l’humidité ;
- le point de rosée ;
- les produits de décomposition ;
- certains gaz ou composés spécifiques.
Analyseur de gaz SF6 GA11 : mesurer la qualité du gaz
Un analyseur comme le GA11 permet de déterminer la qualité du gaz SF6 dans les équipements isolés au gaz. Il mesure des paramètres essentiels comme la pureté, l’humidité et, selon la configuration, les produits de décomposition.
Les mesures de pureté et d’humidité sont intégrées dans la version standard. Des capteurs supplémentaires peuvent être ajoutés pour analyser les produits de décomposition, par exemple le SO2 ou d’autres composés pertinents selon l’application.
Le GA11 est conçu pour accompagner les exploitants, fabricants et sociétés de maintenance dans le contrôle de la qualité des gaz isolants. Il peut être utilisé pour le SF6, mais aussi pour certains gaz isolants alternatifs, ce qui le rend adapté aux besoins actuels du parc installé et aux évolutions du marché.
Son interface avec écran tactile couleur et menu structuré facilite l’utilisation sur site. L’objectif est de fournir des mesures fiables, traçables et exploitables pour évaluer l’état du gaz et décider des actions à mener.
Détection des fuites de gaz SF6
La détection des fuites est un enjeu majeur pour les exploitants d’équipements électriques isolés au SF6. Une fuite peut entraîner une baisse de performance de l’équipement, un risque opérationnel et une émission de gaz à effet de serre.
Les fuites peuvent apparaître au niveau :
- des raccords ;
- des joints ;
- des brides ;
- des vannes ;
- des compartiments ;
- des points de remplissage ;
- des équipements vieillissants ou soumis à des contraintes mécaniques.
Une détection rapide permet d’intervenir avant qu’une perte de gaz importante ne se produise. Elle contribue aussi au respect des obligations de suivi et de réduction des émissions.
Détecteur de gaz SF6 GIR-10 : localiser les fuites
Le GIR-10 est un détecteur de gaz SF6 utilisé pour localiser les concentrations minimales de gaz et identifier l’emplacement des fuites. Il est particulièrement adapté aux interventions de maintenance, aux contrôles périodiques et à la vérification des équipements isolés au gaz.
Il repose sur la technologie infrarouge non dispersive, ou NDIR. Cette technologie permet d’obtenir des temps de réponse rapides et des valeurs fiables, même en cas de petites fuites.
L’appareil portable est équipé d’un col de cygne flexible avec entrée de gaz à l’extrémité, ce qui facilite l’accès aux zones difficiles. Un filtre remplaçable protège le capteur infrarouge contre l’aspiration de particules.
L’intérêt d’un détecteur dédié au SF6 est de localiser précisément les fuites afin de prioriser les actions correctives et de limiter les émissions.
Bonnes pratiques pour la manipulation du SF6
La manipulation du SF6 doit être réalisée avec méthode afin de protéger les opérateurs, l’équipement et l’environnement.
Les bonnes pratiques incluent :
- travailler dans des zones ventilées ;
- éviter toute libération volontaire dans l’atmosphère ;
- récupérer le gaz avant ouverture d’un compartiment ;
- utiliser des raccords et flexibles adaptés ;
- vérifier l’étanchéité après intervention ;
- analyser la qualité du gaz avant réutilisation ;
- respecter les procédures de maintenance ;
- former le personnel aux risques liés au gaz et aux produits de décomposition ;
- documenter les opérations de récupération, remplissage ou régénération.
Ces pratiques sont indispensables dans un contexte où la performance technique ne suffit plus : la traçabilité et la réduction des émissions deviennent des critères majeurs de gestion du SF6.
SF6 et équipements existants : quels enjeux pour les exploitants ?
De nombreux équipements électriques existants utilisent encore du SF6. Leur remplacement immédiat n’est pas toujours possible, nécessaire ou économiquement pertinent. L’enjeu principal est donc de gérer correctement le parc installé.
Pour les exploitants, cela implique :
- de surveiller la pression ou la densité du gaz ;
- de détecter rapidement les fuites ;
- de planifier les interventions de maintenance ;
- d’analyser régulièrement la qualité du gaz ;
- de récupérer le gaz lors des opérations ;
- de documenter les volumes manipulés ;
- d’anticiper les contraintes réglementaires ;
- d’évaluer les alternatives lors de nouveaux projets ou renouvellements.
Cette approche permet de prolonger la durée de vie des équipements existants tout en réduisant les risques opérationnels et environnementaux.
Tableau de synthèse : propriétés, usages et surveillance du SF6
| Sujet | Point clé | Impact pour l’exploitation |
|---|---|---|
| Propriétés | Gaz stable, isolant, non combustible | Adapté aux équipements moyenne et haute tension |
| Sécurité | Non toxique pur, mais plus lourd que l’air | Ventilation et procédures nécessaires |
| Électricité | Isolation et extinction d’arc | Appareillages compacts et fiables |
| Environnement | Fort potentiel de réchauffement global | Émissions à éviter strictement |
| Réglementation | Encadrement F-Gaz renforcé | Suivi, traçabilité et alternatives à considérer |
| Réutilisation | Gaz récupérable, filtrable et réutilisable | Réduction des émissions et des coûts |
| Analyse | Pureté, humidité, produits de décomposition | Fiabilité et maintenance préventive |
| Détection | Localisation des petites fuites | Intervention rapide et limitation des pertes |
Conclusion
Le gaz SF6, ou hexafluorure de soufre, a joué un rôle majeur dans le développement des équipements électriques moyenne et haute tension. Ses propriétés d’isolation, d’extinction d’arc, de stabilité chimique et de non-combustibilité en font un gaz techniquement très performant.
Son impact environnemental impose cependant une gestion rigoureuse. Le SF6 ne détruit pas la couche d’ozone, mais il possède un potentiel de réchauffement global très élevé. Les émissions doivent donc être évitées autant que possible, notamment par la surveillance, la détection des fuites, la récupération, la réutilisation et l’analyse de la qualité du gaz.
Dans les équipements existants, la priorité est de maintenir la fiabilité et la sécurité tout en réduisant les émissions. Pour les nouveaux projets, les gaz isolants alternatifs et les solutions à plus faible impact climatique prennent une place croissante.
L’analyseur GA11, les détecteurs comme le GIR-10 et les solutions de gestion du gaz jouent un rôle essentiel pour accompagner cette transition, sécuriser les installations et assurer une exploitation responsable des équipements isolés au gaz.
Pour les applications liées au SF6, le choix des instruments dépend du type d’équipement, du gaz utilisé, des paramètres à mesurer, de la réglementation applicable et des exigences de maintenance. Les solutions d’analyse, de détection et de manipulation doivent être sélectionnées en fonction de l’application réelle et des procédures de sécurité du site.
Vous trouverez plus d’informations sur les produits et les applications SF6 sur notre site Web.
FAQ
1. Qu’est-ce que le gaz SF6 ?
Le gaz SF6, ou hexafluorure de soufre, est un gaz artificiel composé d’un atome de soufre et de six atomes de fluor. Il est utilisé comme gaz isolant et gaz d’extinction d’arc dans les équipements électriques moyenne et haute tension.
2. Pourquoi le SF6 est-il utilisé en haute tension ?
Le SF6 offre une excellente rigidité diélectrique, une grande stabilité chimique et une forte capacité d’extinction des arcs électriques. Ces propriétés permettent de concevoir des équipements compacts, fiables et sûrs.
3. Le SF6 est-il toxique ?
Dans sa forme pure, le SF6 n’est pas considéré comme toxique. Cependant, il est plus lourd que l’air et peut déplacer l’oxygène dans un espace fermé. Après des arcs électriques, des produits de décomposition potentiellement dangereux peuvent aussi se former.
4. Le SF6 détruit-il la couche d’ozone ?
Non. Le SF6 ne contient pas de chlore et ne détruit pas la couche d’ozone. Son principal enjeu environnemental est son fort potentiel de réchauffement global.
5. Pourquoi le SF6 est-il considéré comme un gaz à effet de serre problématique ?
Le SF6 est très stable dans l’atmosphère et possède un potentiel de réchauffement global très élevé. Même de faibles émissions peuvent donc avoir un impact climatique important à long terme.
6. Le SF6 peut-il être récupéré et réutilisé ?
Oui. Le SF6 peut être récupéré dans des récipients adaptés, filtré, analysé et réutilisé si sa qualité est suffisante. S’il n’est plus réutilisable, il doit être traité ou détruit dans des installations spécialisées.
7. Pourquoi analyser la qualité du SF6 ?
L’analyse permet de vérifier la pureté, l’humidité et la présence de produits de décomposition. Ces paramètres sont importants pour garantir les performances d’isolation, éviter la corrosion interne et sécuriser la maintenance.
8. À quoi sert un détecteur de fuite SF6 ?
Un détecteur de fuite SF6 permet de localiser les petites émissions de gaz sur les équipements isolés au gaz. Il aide à intervenir rapidement, à limiter les pertes et à réduire l’impact environnemental.
9. Quelles sont les alternatives au SF6 ?
Les alternatives peuvent inclure des mélanges à base de C4-FN, des gaz d’origine naturelle, de l’air technique ou des solutions sans gaz fluoré selon le type d’équipement et le niveau de tension.
10. Le SF6 est-il encore utilisé dans les équipements existants ?
Oui. De nombreux équipements existants utilisent encore du SF6. Leur exploitation nécessite une surveillance rigoureuse, une détection des fuites, une récupération du gaz lors des interventions et une analyse régulière de la qualité du gaz.

Ou est il possible de récupérer des valeurs expérimentales ( valeurs numériques de p et V) d’isotherme de sf6 ou d’un autre gaz réel ?
Merci d’avance pour l’aide
Bonjour,
Et merci pour l’intérêt que vous portez à nos articles.
Nous avons fait quelques recherches sur le net, et nous avons trouvé cette étude qui peut vous apporter les réponses que vous attendez :
http://old.physique-ens-cachan.educ.space/laboratoire/experiences/fichiers/sf6_phytem.pdf
Très cordialement
Nicolas Chevin
Spécialiste WIKA SF6
Est-ce que l’Sf6 se décompose avec co2(fumeé )
Au moment d’un arc electrique
Bonjour,
Et merci pour l’intérêt que vous portez à notre article.
Pour répondre à votre question, non, le gaz SF6 ne se décompose pas avec les fumées de CO2.
A la page 19 de la brochure WIKA SF6 (lien : https://www.wika.com/media/Brochures-and-flyers/Industries/br_sf6gas_fr_fr.pdf, vous trouverez les schémas de décomposition du gaz SF6 lors d’arcs électriques.
En espérant avoir répondu à votre question,
Très cordialement
Pierre Forestier
merci
Bonjour,
SVP quelle est la pression à maintenir au disjoncteur HT pour le transport ??
comment faire s’il y ait une infiltration d’eau durant le transport ,et est ce que cela peut engendrer un explosion après avoir rempli le SF6 sans rendre compte de l’humidité dedans ??
Merci pour vos réponses
Bonjour,
Votre question s’adresserait plutôt à un fabricant de disjoncteur.
Il est possible que les us et coutumes soient différents selon les fabricants. Il est compliqué de transporter des équipements sous pression, mais ce qui paraît sûr, si les disjoncteurs sont remplis avant le transport, c’est que ça n’est pas avec du gaz SF6 (cela tient notamment aux exigences régulant le transport de gaz SF6, cela est strictement encadré et donc source de trop de contraintes) ; il est possible que ce soit avec de l’azote.
Lors de l’installation, les compartiments des disjoncteurs font l’objet d’un tirage au vide pour contrôler l’étanchéité, puis d’un remplissage azote pour nettoyer et supprimer l’humidité résiduelle, après quoi nouveau tirage au vide pour vidanger l’azote avant de remplir avec du gaz SF6 neuf.
Si vous souhaitiez davantage d’informations à ce sujet, je vous recommanderai de prendre contact avec un fabricant de disjoncteurs
Très cordialement
Pierre Forestier
Bonjour , merci pour cette article ou j’ai put apprendre beaucoup plus sur le sf6.
Des questions et réponses plus pertinente les unes que les autres.
Respectueusement.
Un disjoncteur HT peut dispose de SF6. Mais quand vous parle de gaz, celui ci est solide ou liquide? Peut on visualiser avec une camera thermique cet organe electrique? Est il equipe dun hublot specifique pour prendre en compte le facteur de transmission? Cordialement. M. Bouisson
Bonjour,
Et merci pour votre commentaire.
Le gaz SF6 est un gaz volatile (donc pas solide ni liquide) inerte, inodore et incolore.
Il est en effet utilisé dans le domaine électrique, notamment en HT car c’est un excellent isolant électrique.
Le SF6 a par ailleurs une propriété remarquable pour l’extinction des arcs électriques : il se décompose sous l’effet de l’arc et se recompose extrêmement rapidement, permettant au gaz de retrouver sa rigidité diélectrique.
Cette propriété le rend tout particulièrement adapté pour la réalisation de disjoncteurs haute tension en courant alternatif.
Ses capacités d’isolation se régénèrent après un arc électrique.
Pour vos questions liées aux disjoncteurs HT, nous vous conseillons de vous rapprocher d’un constructeur car chacun proposera des modèles avec des fonctionnalités différentes.
Cordialement
Nicolas Chevin
Spécialiste WIKA instruments pour gaz SF6
Merci madame pour votre réponse
La fumée a-t-elle une propriété de de se deplacer dans le gaz sf6 ?
Bonjour,
Et merci encore pour l’intêret que vous portez à notre article.
Au cas où de la fumée et du gaz SF6 seraient dans le même contenant, leurs propriétés propres devraient limiter les échanges de l’un à l’autre car le gaz SF6 est plus lourd que l’air tandis que les fumées (chaudes) sont plus légères que l’air.
Très cordialement,
Pierre Forestier
en cas de fuite de SF6 que faut-il faire.?
Bonjour Patrick,
Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à notre blog et plus particulièrement au gaz SF6.
Pour répondre à votre question, en cas de fuite de gaz SF6 sur un équipement électrique, il y a plusieurs scénarios possibles :
– La mesure de pression (ou densité) du gaz SF6 dans le compartiment de l’équipement électrique qui en est rempli va déterminer l’importance de la fuite
Si la pression/densité a baissé en-dessous d’une valeur limite de sécurité (= isolation électrique de l’installation), il faut arrêter l’équipement pour le mettre en sécurité
– Il faut localiser la fuite (WIKA propose par exemple des détecteurs de fuite) pour pouvoir la réparer
– Il faut faire un complément de remplissage de gaz pour remettre l’installation dans sa configuration nominale de fonctionnement
J’espère avoir répondu au mieux à votre question.
Bien sûr, si vous avez d’autres questions concernant le gaz SF6, n’hésitez pas à me contacter : [email protected]
Très cordialement
Pierre Forestier
vous dites que la contribution du SF6 à l’effet de serre est très faible comparé au CO2. Pourtant dans mes recherches, j’ai apprit que le SF6 une fois dans l’atmosphère, devient beaucoup plus puissant que le CO2
Bonjour Charles,
Merci pour votre commentaire.
La contribution du SF6 à l’effet de serre est très faible comparé au CO2 car la qté de SF6 rejeté dans l’atmosphère est minime par rapport aux rejets directs de CO2 dans l’atmosphère.
Mais vous avez raison, si l’on considère l’effet nuisible du gaz SF6, celui-ci contribue nominalement 23.500 fois plus au réchauffement climatique que le CO2.
C’est notamment pour cela que de nombreuses utilisations du gaz SF6 ont été interdites. Néanmoins, pour l’isolation de certains équipements électriques haute et moyenne tension, il n’existe pas pour l’instant de solutions alternatives à grande échelle. Des gaz alternatifs commencent à être déployés mais pas encore de façon généralisée.
Nous restons à votre disposition.
Très cordialement
Pierre Forestier
Bonjour,
Ces échanges sont fort intéressants sur l’usage du gaz SF6,
Certes il n’y aurait de solutions alternatives, si ce n’est de ré-envisager l’usage de l’air comprimé à très haute pression pour les équipements MT, HT et THT.
En dehors de l’air, quels seraient les gaz alternatifs ?
Compte tenu de la rigidité de la structure de la molécule, le SF6 ne se décompose que sous effet d’une disruption par arc électrique lors d’usage normal d’appareils ou par accident, voire par des ondes de choc suite à de défauts.
. La rigidité diélectrique du gaz SF6 reviendrait normalement à condition que ce gaz reste confiné dans une enveloppe fermée.
Par contre, comment les produits de décomposition du gaz SF6 pourraient ils être récupérés lorsqu’ils se trouvent en dehors d’une enveloppe métallique fermée, par exemple suite à des fuites ou ruptures d’enveloppes ?
Sauf erreur, ces produits peuvent être annihilés par simple barbotage dans l’H2O à condition de les y conduire, ou peut on imaginer que la foudre permettrait de recomposer ces produits de décomposition perdus dans l’atmosphère ?
. Ma seconde question, est-il avéré que ces produits seraient à l’origine de sarcoïdoses ?
S’agissant de quelque chose de rarissime, as t’on quelques statistiques probantes de causalité ?
Bien cordialement
Patrick DURNERIN
Bonjour Monsieur,
Tout d’abord merci de l’intérêt que vous portez à nos articles, cela fait toujours plaisir de savoir qu’ils sont appréciés.
Pour répondre à votre première question, il y a déjà des gaz alternatifs qui ont été notamment développés par des fabricants de disjoncteurs et sont d’ores et déjà exploités même si ce n’est pas encore à très grande échelle.
Le plus connu d’entre eux est probablement le gaz g3 (lire g-cube). Le g3 (Green Gas for Grid) a été développé par GE Grid Solutions (ex-Alstom Grid) en collaboration avec le chimiste 3M (Infos : https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1775878518305083) et il existe maintenant des instruments de mesure de densité et des analyseurs de gaz adaptés aux caractéristiques du g3.
Concernant les questions techniques tournant autour de produits de décomposition, elles s’éloignent un peu de nos compétences strictes liées à la mesure de la densité et l’analyse de la présence des gaz de décomposition. Vos questions s’adresseraient à un véritable expert du gaz SF6 et des produits de décomposition, ce que nous ne sommes pas tout à fait par notre métier.
Nous espérons avoir répondu au mieux à vos questions,
Cordialement
Pierre Forestier
Bonjour
Concernant le gaz SF6,
est-ce que le SF6 est un gaz stockable dans des bouteilles?
la durée et condition de stockage?
et la durée de vie de SF6 en cours d’utilisation dans des disjoncteur HT220Kv?
Bonjour Nasri,
Merci pour l’intérêt que vous portez à nos articles.
Le gaz SF6 est stockable en bouteilles. Pour la durée et les conditions de stockage, nous vous conseillons de vous rapprocher d’un fournisseur de gaz industriel pour obtenir davantage d’informations, le gaz SF6 ayant un statut spécial et étant soumis à certaines règles particulières (par exemple pour son transport). Cela peut évidemment dépendre selon les pays.
Concernant la durée de vie, cela dépend notamment des conditions d’utilisation et donc de « pollution » éventuelle du gaz par exemple par de l’humidité. La durée de vie du SF6 sera d’autant plus grande qu’il aura fait l’objet d’un suivi attentif au cours de l’exploitation du disjoncteur, par le biais d’analyse régulière du gaz et d’un « nettoyage » de celui-ci si par exemple il est trop chargé en humidité. Le fabricant du disjoncteur est le plus à même de fournir des informations précises quant à la maintenance requise.
En espérant vous avoir apporté les réponses que vous souhaitiez,
Très cordialement
Pierre Forestier
Spécialiste produits WIKA
Bonjour, vous indiquez que le SF6 est inodore, cependant j’ai entendu maintes fois qu’une fuite de SF6 dans un poste peut être détectée à l’odeur caractéristique et puissante qui est dégagée. Comment interpréter cette consigne qui est inscrite sur les postes HTA : « Ce local renferme des appareils contenant du SF6. Si une odeur désagréable ou un bruit anormal est décelé au voisinage, prévenir immédiatement le service électrique. »
Peut-on se fier uniquement à notre odorat pour détecter une fuite à proximité de la cellule ?
Bonjour,
Merci pour votre question.
Le SF₆ est officiellement inodore, mais en cas de fuite, surtout après un arc électrique, il peut se décomposer en sous-produits odorants. C’est pourquoi certaines personnes perçoivent une odeur désagréable dans ces situations.
La consigne mentionnant une odeur ou un bruit anormal est donc une mesure de précaution. Toutefois, l’odorat ne suffit pas pour détecter une fuite : seule une détection instrumentale (détecteurs de gaz SF₆) permet une identification fiable.
En cas de doute, il est essentiel de prévenir le service compétent sans intervenir directement.
Cordialement